Comme je vous l’annonçais il y a quelques temps, j’ai décidé de retirer mon fils, Elias, du système scolaire. La décision a été difficile à prendre et à vrai dire, pas très réfléchie, au final. Je suis assez impulsive dans mes décisions, mais à force de voir les événements s’enchainaient les uns derrières les autres, je crois que, finalement, je n’ai pas vraiment eu le choix…

Mon fils aura 6 ans dans 2 mois, il est en grande section à l’école maternelle et a la même maitresse depuis 2 ans. Et je crois que le problème vient, au final, de là… Elias est hyperactif depuis toujours. Il a tout fait en avance. Parler très tôt, marcher à 9 mois, toucher à tout dés son plus jeune âge. C’est un enfant adorable, que j’aime de tout mon coeur, mais parfois difficile à gérer au quotidien. Surtout quand il y a 2 autres enfants et un travail en plus.

Mais jusqu’à l’année de moyenne section, nous y arrivions assez bien. Puis, déménagement et changement d’école. Alors que la petite section s’est relativement bien passée pour lui, du fait d’une enseignante très présente, à l’écoute et qui avait pris en compte les particularités de mon fils, la MS a été beaucoup plus difficile. Elias a commencé à être violent et développer un trouble de l’opposition très important. Pour schématiser, vous voyez les enfants qui se jettent par terre pour avoir quelque chose lorsque vous faites vos courses ? Et bien Elias était comme ça avant, puis cela s’est développé puissance 10, entre la MS et la GS. La maitresse se plaignait constamment de lui et je n’osais même plus aller le chercher à l’école afin de ne plus entendre les énièmes plaintes, sans solution… Pour être franche, je ne savais plus quoi dire à sa maitresse…

De notre côté, nous avons essayé diverses choses, avec son Papa, sans succès. Elias détestait aller à l’école, il détestait sa maitresse (pour reprendre ses mots), parce qu’elle le punissait tous les jours et qu’il en avait assez d’être mis de côté.

Pour être franche, je suis un peu remontée contre ce système qui ne prépare pas les instituteurs à gérer ce type d’enfant et contre sa maitresse qui n’a pas su écouter mon fils.  Je ne juge cependant pas l’ensemble du corps enseignant car jusqu’à présent, je n’ai rencontré que de bons enseignants à l’écoute de mes enfants.

Mais je ne pouvais laisser la situation se dégrader ainsi. J’ai souvent pleurer ces dernières semaines, parce que j’étais à bout. Lasse de voir son agressivité s’aggraver de plus en plus. Je ne pouvais plus laisser mon enfant s’enfoncer de plus en plus sans agir, sans un changement radical. Je veux le voir s’épanouir et ne plus se faire de mal de par son comportement qui nuit, à lui le premier et à la famille dans sa globalité. Alors il y a 2 semaines, j’ai décidé de ne plus l’envoyer à l’école. Quand je lui ai annoncé la nouvelle, il était heureux même si ses copains allaient lui manquer au quotidien. Je ne sais pas comment je vais lui faire l’école, mais nous allons commencer tout doucement et surtout je vais m’adapter à son rythme. Nous allons tâtonner, tester, adapter et évoluer.

Alors voilà, notre vie est chamboulée. De mon côté, j’ai un travail qui me prends 10h par jour et je vous avouerai que je ne sais pas comment je vais gérer tout ça. Je vais certainement devoir réduire mon activité et l’adapter à mon amour.

On m’a toujours dis qu’il fallait cloisonner l’activité professionnelle de la vie personnelle. J’ai toujours eu du mal à mettre en place ce precepte, aujourd’hui, les 2 vont certainement se chevaucher et s’entremêler. Je n’aurai certainement plus une minute à moi et cela me fait peur. Mais je vais trouver des solutions pour que lui comme moi, nous puissions nous épanouir dans cette nouvelle vie. Ma vie professionnelle me tient à coeur car j’ai mis du temps et beaucoup d’énergie à créer mon activité. Partie de rien, je suis aujourd’hui contente de ce que j’ai réussi à créer et je ne veux pas que cela s’arrête. Car mon activité, c’est aussi un plaisir et un besoin pour moi. Trouver le juste équilibre en toute chose n’ai pas chose aisée… Les situations changent, les gens évoluent et le point d’équilibre également. Il est donc bon de savoir s’adapter et d’évoluer.

Je continuerai évidemment à partager avec vous de nouvelles recettes et des trucs et astuces pour une vie saine. Et évidemment, je continuerai à vous rencontrer dans le cadre des ateliers, journées ou week-end, qui, je le pense, représenterons des bouffées d’air dans un quotidien qui sera très prenant !

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