Je suis de nature assez positive, j’essaie de voir le bon côté des choses en me disant constamment que tout va bien dans le meilleur des mondes. Ce mode de fonctionnement est assez efficace depuis de nombreuses années. Car quand on positive, on arrive forcément à influer sur les choses et les personnes. C’est ce que je pense et cela me réussit assez bien, je dois l’admettre.
Il y a tout de même un de mes traits de caractère qui peut être perçu comme un gros défaut par certains (coucou chéri), je suis de nature impulsive, dans tout ce que j’entreprends. Comme dirai certains, je fonctionne à l’instinct, à l’envie, sans peser le pour et le contre, sans réfléchir aux conséquences…

Voilà comment je me suis retrouvée à publier mes livres… Une envie m’a envahit un jour, puis elle a grandit, encore et encore jusqu’à ne plus vouloir s’en aller. Alors je me suis lancée, j’ai crée une cagnotte en me disant que si cela ne fonctionnait pas, je financerai la publication moi même, et que si les livres ne se vendaient pas, et bien tant pis, j’aurai perdu un peu d’argent mais j’aurai quand même réalisé un rêve.
Mais la peur était là. Tout au long du processus, une petite voix me disait sans cesse de ne pas aller plus loin, que le risque était trop grand, que je ne suis pas seule, que j’ai une famille et qu’une perte financière aurait des conséquences sur tout le monde. Vous voyez un peu le genre d’excuses que l’on se trouve toujours… La peur est là, même si le courage l’emporte, certains y verront de l’inconscience… Mais je ne veux pas vivre avec des regrets. Le regret de ne pas avoir sauté le pas, le regret d’être restée cantonnée à ce que je savais faire et le regret de ne pas repousser ses limites.

J’aime quand les choses bougent, je déteste les montagnes russes en manège mais y suis assez addict dans la vie, sans aller dans l’exagération bien entendu… J’aime le changement et je ne peux me résoudre à faire toujours la même chose.

J’ai grandi dans un environnement surprotégé, avec des parents qui m’ont cocoonée mais également un peu enfermée, au final… Je ne leur en veut pas, leur mentalité était différente, leur culture également et leur amour tellement grand qu’ils ont voulu me protéger du monde extérieur… Ce que j’en ai retenu ? A la fois une appréhension de ce monde, une incroyable envie de le découvrir à travers toute sa diversité, et un besoin insatiable de changements, voire de bouleversements dans ma vie.

Alors je me lance dans différents projets, au risque que cela ne fonctionne pas, mais avec la joie d’entrevoir du changement positif et le bonheur de mettre en place de nouvelles choses.

 

Ma maison d’édition est née de cette manière. Lorsque j’ai voulu éditer d’autres auteurs, mon entourage m’a conseillée de bien réfléchir, de budgétiser, réaliser un business plan de bien réfléchir à la charge de travail supplémentaire etc, etc… Mon business plan consistait en 3 lignes sur excel réalisé en 5 minutes. L’envie était là, la peur aussi, toujours aussi indissociable… Mais je me suis lancée, encore une fois et je ne regrette pas cette fabuleuse aventure.

Alors, évidemment, nous ne sommes pas tous dans la même situation et nous ne prenons pas tous les mêmes risques. Mais il y a des millions de raisons de ne rien faire « ce n’est pas le moment, plus tard, je ne suis pas épaulée, trop de risques… », en cherchant un tant soi peu, notre esprit trouvera toujours une raison de ne pas aller plus loin. Et la peur en est une, si elle représente une motivation et une excitation pour certains, pour d’autres, c’est un véritable frein. Dites-vous que la vie est ainsi faite et que la peur la jalonne depuis le début. L’enfant qui commence à marcher doit être à la fois terrorisé et excité, il va tomber, parfois se faire mal, mais il réussira à marcher après moults essais. Nous avons cette capacité en nous de rebondir, quel que soit la situation. Quelqu’un a dit un truc du genre que le fait de plier n’est pas grave, il ne faut simplement pas casser, tel le roseau, l’image est selon moi, parfaite.

Alors, quelque soit vos projets, personnels ou professionnels, si une bonne partie des conditions qui entourent sa réalisation sont réunies, ne vous posez pas de question et foncez ! Si la peur vous bloque encore, parlez à d’autres personnes qui se sont lancées et vous verrez qu’elle est présente chez tout le monde. Je me dis parfois que j’ai été insensé de me lancer dans l’aventure de l’édition. Il y a tellement de paramètres que je ne maîtrise pas que parfois cela me perturbe pendant des jours. Par exemple, en ce moment, le retard dû à l’impression des livres me perturbe réellement, les dizaines de messages reçus quotidiennement pour me demander quand ils seront envoyés me rappellent cet état de fait, et j’y pense nuit et jour…Cela me gêne vis à vis de mes lecteurs et de mes auteurs. Mais je suis humaine et j’en apprends tous les jours. Les fautes commises aujourd’hui seront évitées demain et c’est de cette manière que l’on avance !

D’autres projets me trottent encore en tête, peut être qu’ils verront le jour, peut être pas, mais je ne laisserai la peur m’arrêter, j’en ferai une force pour qu’elle m’aide à avancer, encore et encore !

Et vous, qu’est ce qui vous fait peur aujourd’hui ?

 

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8 reponses pour J’ai peur, mais je me lance !

  1. Chauba dit :

    Très joli article qui me donne envie de me bouger. Ce permis que je n’arrive pas à obtenir. Je vis à la campagne j’en ai besoin mais je suis tétanisée par la peur et cette impression d’être rien sans ce papier rose. Je vais me bouger pour l’avoir. Pour moi et mes proches. Merci à toi…

  2. Laetitia dit :

    Bravo pour cet article, vous avez su mettre les mots justes pour exprimer ce que bon nombre d’entre nous ressentons sans pouvoir l’expliquer… très positive, sur-couvée et de nature impulsive également, je me suis reconnue dans ces lignes et je me sens moins seule dans ce que d’autres appellerai de la folie ou de l’inconscience 🙂
    Un grand merci pour votre partage au quotidien!

  3. Elise dit :

    Merci pour cet article rassurant .C est tellement dur des enfants lancer et quitter son confort (qui ne nous épanouie pas d ailleurs ).moi je souhaiterai monter mon commerce (idée Est quasi claire dans ma tete ) mais j ai peur de toutes ces démarches ,je ne sais pas par quoi commencer , j ai peur Que Ca ne fonctionne pas , Que je perdre en qualités de vie , bref mais l envie Est la !

  4. Bendaoua dit :

    Super article, la peur ont peut la maîtriser quand le reve est plus grand. Mais la pire des choses cest ne pas savoir ce que l’on veut faire et la situation financière bloque tout….. Tant que jai la sante et que mon entourage se porte bien, c’est déjà bien car quand je vois la misère dans le monde, je m’estime très chanceuse par rapport à beaucoup.

    • Rabia dit :

      Effectivement, il est aussi impératif de voir le bon côté des choses, nous avons de quoi manger tous les jours et un toit sur la tête, ce que beaucoup n’ont, malheureusement pas…

  5. So dit :

    Ça fait du bien de lire ça…
    J’ai eu des TCA très jeunes vers 13ans et j’ai du arrêter l’école et depuis ma guérison je le cherche alors je tente quelques projets professionnels, des formations qui malheureusement n’ont pas toujours abouties ou qui ne m’ont finalement pas plu… (C’est difficile de savoir qui on est ou ce que l’on aime quand on a été coupé du monde toute son adolescence) Alors là j’ai une formation qui pourrait éventuellement me plaire mais celle-ci a un coût et mon entourage cesse de me répéter « alors cette fois ci j’espère que tu iras au bout » ou « est ce que tu es sûre au moins ? » « il faudrait trouver ta voie maintenant » etc, etc, etc… Et bien évidemment j’ai peur de me planter, je ne sais pas si j’ai assez de capacités pour arriver à avoir le diplôme (en ayant quitté l’école tôt je doute énormément de les capacités intellectuelles) et cette peur de l’échec l’échec, financière, de mon entourage me paralyse… C’est si difficile d’avoir confiance en soi et une bonne estime de soi… La plupart du temps, du coup, je fuis les situations qui m’effraient trop en laissant tomber… Mais aujourd’hui je veux avoir un boulot et une vie… Alors pourquoi pas tenter … C’est le seul moyen de savoir ce qu’on peut réussir après tout… La peur de l’échec c’est terrible ! Et les gens n’imaginent pas à quel point c’est difficile pour nous car ils se disent qu’on a une lubie et qu’on l’abandonne ou que ça foire… Alors que pas du tout… Rester chez soi à ke rien tenter et avoir l’impression et la peur de tout foirer c’est horrible… J’espère tellement y arriver un jour…

    • Rabia dit :

      Je ne peux imaginer ce que vous avez vécu. Sachez toutefois que le fait de faire des études ne rend pas plus intelligent qu’un autre ! LA connaissance peut être acquise de bien d’autres façons et l’envie et le caractère être forgés à travers ses expériences. Si vous avez envie de tenter, vous avez effectivement raison d’y aller. L’échec ne doit pas être un frein, mais un moyen d’avancer, tomber pour mieux se relever, ne dit on pas ? Et bien l’échec est une belle expérience qui vous permettra de vous relever avec plus d’expérience et les moyens d’y arriver. L’échec est malheureusement mal vu en France alors qu’elle ne reflète pour moi, que l’envie d’entreprendre et d’avancer. Vous devriez d’ailleurs regarder la vidéo d’Idriss Aberkane qui doit s’intituler L’échec est un diplôme 😉
      Bon courage pour tout ce que vous entreprendrez !

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