Voilà déjà quelque temps que je me pose des questions existentielles sur le gras… Existentielle, le mot est peut être un peu fort, mais je vous avouerai que cette histoire de gras me pose de sérieux problèmes. Le gras a longtemps été décrié et tous les maux de la terre, ou presque, lui ont été alloués. Obésité ou problème de poids en général, maladies cardiovasculaires, pour ne citer que ceux là… Si aujourd’hui vous avez des problèmes de poids, c’est forcément à cause du gras. Vous mangez trop de beurre ou vos plats sont trop riches en huile ? Alors vous ne perdrez jamais ces kilos en trop qui vous gâchent la vie. Partant de ce principe, j’ai élaboré une quantité importante de recettes sans matière grasse ajoutée, la remplaçant par divers substituts tels que les légumes ou les laitages.

Mais voilà, le corps a besoin de gras pour certaines fonctions de base, alors, si nous partons du principe qu’il doit être éliminé de notre corps, comment les cellules nerveuses pourront-elles fonctionner de manière optimale, comment notre corps pourra nous protéger du froid et de quelles manière pourra-t-il nous fournir de l’énergie ? Le gras, ou lipide, est indispensable à la plupart de nos organes. Le corps ne fait que stocker l’excédent de graisse lorsque nous en consommons trop. Il est donc bon de trouver le juste milieu, comme pour toute chose.
Son principale rôle est de fournir des acides gras essentiels, car le corps ne peut les synthétiser lui même, il est donc nécessaire de lui en fournir régulièrement,  sous forme d’oméga 3 ou oméga 6. Les lipides vont aider à assimiler certaines vitamines et nutriments mais également à fabriquer des éléments nécessaire à diverses fonctions vitales de notre organisme.

Le gras est essentielle si vous voulez vivre bien. Alors arrêtons de le diaboliser et réfléchissons simplement à ce que nous consommons. Parce qu’en réalité, il y a bon et mauvais gras. Mon but ici n’est pas de vous faire un cours détaillé sur tous les types de gras qu’il existe et de quelle manière ils impactent notre corps. Je veux seulement mettre le doigt sur le fait qu’il y a du BON et du MAUVAIS gras. Le premier est nécessaire alors que le second est à fuir… Mais avant de vous faire une liste non exhaustive des différentes sources de gras entrant dans ces catégories, je tenais simplement à insister sur le fait que vous pouvez manger du gras. Oui oui, vous lisez bien, vous pouvez manger du gras. Evidemment, pas d’orgie de friture !

J’ai longtemps chassé le gras, me convainquant qu’il était la source de tous mes malheurs. Si mes abdos n’apparaissent pas, c’est forcément à cause de lui, si mes jambes ne sont pas assez musclées, c’est que je dois manger trop de gras… Alors j’ai banni le gras en grande partie de mon alimentation. Des gâteaux sans beurre, des pâtes sans gras, des salades sans huile…. Jusqu’au jour où je me suis réellement posé les bonnes questions. Si je ne fournis pas de gras à mon corps, comment peut-il fonctionner de manière optimale, où va-t-il aller chercher ce gras si je ne lui fournis pas à travers mon alimentation ? Ça tombe sous le sens, non ?

Alors STOP, j’arrête de chasser les matières grasses. Je les ai réintroduits dans mes gâteaux, dans mes plats pour mon plus grand plaisir et sans conséquence sur mon physique ni ma santé.

Alors évidemment, comme je vous le disais, il y a bon et mauvais gras. Le bon, c’est celui qui est intéressant nutritionnelement parlant et qui apporte réellement quelque chose à votre corps !

    • On range dans cette catégorie les matières grasses mono-insaturées (oméga 9) : l’avocat , amande, noix de cajou, l’huile d’olive, de sésame, d’arachide
    • Les acides gras poly-insaturées (oméga 6)  : telles que l’huile de tournesol, de pépin de raisin, de noix…
    • Les acides gras poly-insaturées (oméga 3): telles que le saumon, anchois, sardine, hareng…

Il est important de favoriser les sources d’oméga 3 afin d’obtenir un juste équilibre car nous consommons bien trop d’oméga 6

Au niveau du mauvais gras, vous retrouverez les acides gras saturés qui regroupent les lipides d’origine animale dont le beurre, toutes les graisses animales, le fromage, crème d’origine animale, l’huile de palme et l’huile de coco.

Concernant l’huile de coco, elle présente l’avantage d’être vite absorbée et de ne pas être stockée. Cependant, c’est une huile très riche en acide gras saturée, il ne faut donc pas en abuser. Pour ma part, je la réserve uniquement à une partie de mes préparations sucrées .

J’espère vous avoir convaincue de ne plus vous focaliser sur le gras et surtout, que 30 g d’huile dans un gâteau, cela ne vous fera pas de mal, au contraire ! L’important est de privilégier le fait maison, vous avez de cette manière un contrôle sur le type de gras utilisé ou de vous orienter vers des produits le moins raffiné possible…

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Petits pains à hamburger
Mug cake au chocolat et à la poire (-53% de calories)
Moelleux fondant chocolat & noix (sans beurre).
Brioche au sucre de coco (-31% de calories)

une reponse pour Vive le gras !

  1. Chloé dit :

    Un article qui fait plaisir pour un blog qui se veut équilibré. J’ai aussi eu ma période sans gras, ça ne me dérangeait pas au niveau gustatif, mais mon corps l’a ressenti… ongles et cheveux cassants, ternes, peau sèche et teint gris…
    J’utilise aussi l’huile de coco en cuisine uniquement (j’adore le goût que ça donne aux crêpes !), mais j’utilise du Vitacoco pour tartiner (biscottes, pain maison). Que penses-tu du Vitacoco ? Il faudrait que j’alterne avec une autre margarine pour ne pas trop consommer acides gras saturés ? (sachant qu’en source de lipides, je mange aussi des oléagineux chaque jours).
    Merci d’avance pour ta réponse 🙂

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